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Les carottes ne sont pas encore cuites !

mercredi 9 novembre 2016

Association Pôle Psycho 8 novembre 2016

Psychologues du travail, assistants techniques d’orientation,
nous avons notre mot à dire !
Les carottes ne sont pas encore cuites !

Le processus d’éclatement des EOS est maintenant engagé.
Nos arguments ne sont pas entendus et la Direction Générale de Pôle emploi fait fi de notre avis de professionnels de l’orientation Elle seule a la connaissance et sait comment organiser notre activité !
En éclatant les (seules) équipes EOS la DG a pour objectif principal de nous afficher comme tête de gondole (1 psychologue dans chaque agence) pour montrer aux décideurs institutionnels et au CNEFOP les efforts de Pôle emploi dans la mise en place du CEP. Avec un effet secondaire appréciable : faire taire des professionnels jugés trop collectifs et remuants, capables de se mettre en grève massivement pour faire respecter leur métier, le code de déontologie des psychologues et par là-même la qualité du service d’orientation spécialisée à rendre aux demandeurs d’emploi .
Les consultations des CE et CHSCT sont en cours ou déjà achevées (IDF) Aucune réponse n’est donnée aux élu-es sur la mise en œuvre opérationnelle de l’OSSPP. Aucun argument sérieux n’est avancé pour justifier notre dispersion dans les agences. Le leitmotiv ânonné de manière descendante dans la hiérarchie se limite à énoncer de nouvelles missions qui n’ont fait l’objet d’aucune concertation (« On fera en marchant ») :
* « être aux plus près des DE ». En quoi serions-nous plus proches ? Mystère !
* « contribuer au développement de compétences collectives des conseillers sur son champ d’expertise ». Ce rôle n’est ’il plus dévolu aux CIDC ?
* « aider les ELD à animer et entretenir les compétences autour de l’orientation » (tout en étant sous la hiérarchie des responsables d’équipes, nous suppléerions l’université du management !)
* sans oublier « participer aux recrutements avec les équipes entreprise ».
Les consultations des IRP confirme que rien n’est préparé (problèmes de locaux, missions opaques à la main de chaque ELD, animation fonctionnelle en projet depuis 2010, bricolage d’outils d’évaluation également en projet depuis 2010…). Dès que les questions précises sont posées, les directions régionales ne répondent pas et renvoient à des groupes de travail ultérieurs. Or la direction doit s’inscrire dans une démarche d’information complète du CHSCT sur les conséquences de tout projet de restructuration des services (Art L4614-9 du Code du Travail).
Partout les élus du personnel ont exprimé des réserves. Même les syndicats favorables au projet OSSPP parlent de « changements non concertés », de la « brutalité de cette décision » (Cfdt) du « volet accompagnement de la mise en œuvre encore une fois trop flou… » (Cfe-Cgc)
Des enquêtes et expertises ont été votées par plusieurs CE (IDF, PACA, Bretagne…) et CHSCT (Normandie, Aquitaine, NPDC…). N’en doutons pas, ces expertises feront ressortir non seulement une dilution par isolement du métier de psychologue, mais aussi les manques des directions, qui ne tenant compte d’aucune des alertes (remontées d’incidents, courriers de médecins du travail…), ne procède à aucune évaluation des risques et ne remplit pas ses obligations de résultat en matière de santé et de sécurité au travail. (Loi du 31 décembre 1991). Suite à ces enquêtes / expertises et aux avis et préconisations des élu-es, les directions régionales devront réaliser ensuite un plan de prévention des risques qui sera consigné dans le document unique (DU).
Les CHSCT pourront ensuite assigner l’employeur en référé, pour obtenir la suspension de la mise en œuvre d’un projet modifiant les conditions de santé et de sécurité ou les conditions de travail des salariés en cas d’information insuffisante : ce sera le cas dans plusieurs régions : rien n’ayant été anticipé, nous ne voyons pas comment les Directions régionales de Pôle emploi pourraient répondre à des questions qu’ils ne se posent même pas !
Par ailleurs, nous constatons que des postes sont déjà affichés dans la BDE (10 en Bourgogne, 19 en PACA). Des postes ont déjà été pourvus avant le déploiement. Le fait de ne pas calquer le calendrier national à la région « la plus en retard » dans les consultations va générer des disparités de traitements dans les recrutements à venir (demandes de mutations inter-régionales). De par son obligation de loyauté, l’employeur doit attendre pour laisser une égalité de chances à tous les salariés. S’il ne le faisait pas, la Direccte pourrait l’imposer.
Psychologues du travail et ATO, nous devons rester solidaires !
Nous devons continuer à agir avec les syndicats et les élu-es qui nous soutiennent pour faire évoluer ce projet et obtenir :
• le respect de notre autonomie professionnelle,
• le maintien des équipes d’orientation spécialisée (psychologues et ATO),
• une clarification du management des missions qui doit se situer à minima au niveau des Directions Territoriales et
• une animation technique nationale et régionale de qualité (enfin !).

On le répète, les carottes ne sont pas encore cuites !

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