Accueil > Revendications - propositions - actions > Interrégionales de l’orientation : questions posées par le collectif national (...)

Interrégionales de l’orientation : questions posées par le collectif national EOS

jeudi 20 novembre 2014

Voici les questions que poseront les participants réunis les 17 et 18 novembre 2014 aux 4ièmes rencontre nationales du collectif national des EOS.
Les compte-rendus de chacune des 4 interrégionales seront édités dans l’espace réservé.

OpenDocument Text - 22.2 ko

Nous souhaitons mettre en œuvre le CEP dans le respect du cahier des charges exposé dans l’arrêté du 16 juillet 2014 et nous souhaitons travailler en transparence et conformité avec les instances pilotes et évaluatrices : CNEFOP, CREFOP, ARF pour une bonne mise en place du CEP au sein de Pole Emploi.

Aujourd’hui, nous nous interrogeons donc sur les conditions de mise œuvre telles que déclinées par Pole Emploi.

CEP : Adhésion volontaire et anonymat

La loi prévoit « que le CEP se réalise dans un espace préservant l’anonymat », « qu’il n’ait pas de divulgation d’éléments personnels ».
Elle prévoit également que le CEP reste à l’initiative de la personne « en aucun cas, on ne peut imposer au bénéficiaire, ni une stratégie, ni un plan d’action non retenu par le bénéficiaire, il reste libre de ses choix de solliciter un CEP ou non, il reste libre de la mise en œuvre et de ses modalités d’accompagnement. »

1.Comment PE va s’assurer de l’adhésion volontaire du DE alors que le PPAE formalise les droits et devoirs de chacun ?
2.Confirmez-vous que la GL ne s’applique pas dans le cadre du CEP ?
3.Quelle garantie aura le DE de son libre choix de son entrée ou de sa sortie du dispositif ?
4.Comment PE va-t-il faire respecter l’anonymat prévu dans l’arrêté du 16 juillet 2014 arrêtant le cahier des charges du CEP ?
5.Comment PE compte-t-il s’y prendre pour garantir la confidentialité des échanges et des écrits ?

CEP : Les conditions de réalisation du CEP et éthique professionnelle, conditions de travail et intervention du psychologue

La loi précise que « les opérateurs s’assurent que leurs professionnels soient en capacité d’exercer les missions nécessaires au processus d’appui, qu’ils respectent une éthique professionnelle... »

1.Les ATO, membres à part entière des EOS, n’ont pas été conviées à cette journée interrégionale de l’orientation , quelle sera leur place dans ce dispositif ?
2.Comment PE va-t-il permettre aux psychologues du travail d’intervenir dans le cadre du CEP en respectant la CCN et l’accord d’intégration de juin 2010 ?
3.Quand PE va-t-il régulariser la situation des EOS qui ne bénéficie toujours pas des conditions de confidentialité nécessaire à la réalisation du CEP et exigé par le code déontologie ?

Dans le contexte de démantèlement déjà apparent de certaines EOS et le positionnement des psychologues en agences, ceci risque de fragiliser les équipes et de mettre en péril la mise en œuvre du cahier des charges du CEP. Les psychologues ne peuvent envisager de ne pas travailler dans un même lieu.

4.Comment PE situe l’intervention du psychologue ?
5.Quelles prestations mènera-t-il ?
6.Quelles seront les activités, les missions du référent ? .
7.Qui peut être référent ?
8.Est-ce que les psychologues qui mèneront la prestation « activ’projet » seront aussi référent CEP ?

CEP : Professionnalisation et compétences

La loi précise que « les opérateurs s’assurent que leurs professionnels soient en capacité d’exercer les missions nécessaires au processus d’appui, qu’ils respectent une éthique professionnelle et qu’ils satisfassent à l’obligation d’actualiser leurs compétences. »

1.Comment PE compte-t-il maintenir et développer l’ « expertise » de psychologues (plan formation, DIF, animation fonctionnelle, les outils) ?
2.Comment PE compte-t-il mettre en œuvre une instrumentation adaptée au besoin du public et qui répond au cahier des charges (ex : Évaluation des pré-requis avant l’entrée en formation) et qui soit scientifiquement validé ?
3.Le GMO étant un catalogue de support, quand PE se dotera-t-il d’une méthodologie d’orientation reconnue (ADVP, counselling, etc.) ?
4.Sachant que OTLV est une sensibilisation à une culture commune en orientation mais ne constitue pas une professionnalisation, comment PE compte-t-il faire évoluer les compétences de son personnel avec un plan de formation digne de ce nom ?

Une meilleure complémentarité conseiller/psychologue ne pourra pas pallier aux carences institutionnelles dans le domaine de la formation.

Conclusion

Les psychologues ne peuvent s’engager dans le CEP que si les conditions de travail respectent le cahier des charges, le respect de la personne et leur code de déontologie.

Répondre à cet article

| | Plan du site | mention légale | Suivre la vie du site RSS 2.0 SPIP