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Déclaration de l’EOS 31 lors du CHSCT du 14/02/2013

samedi 23 février 2013, par Administrateur

Le déménagement de l’EOS 31 à l’immeuble Greenpark de Labège fin novembre 2012 avait été précédé d’une journée de grève avec intervention en CHSCT ... Mais la décision était déjà prise et certainement le contrat de location signé avant la moindre consultation ! Les nouveau locaux de l’A2S sont aux normes REPERE.
Cette déclaration a été proposée aux élus du CHSCT et soutenue par les délégations SNU, SUD, CGT, FO et UNSA.

Le plan d’occupation des locaux, présenté au dernier CHSCT, et durant lequel
un avis des élus avait été demandé, n’est pas respecté, au moins sur deux
points :
1. Au RDC, deux bureaux fermés, normalement destinés à l’activité des
psychologues pour la réception du public, ne sont pas affectés à cet
usage.
2. Une salle de la DT devait être mutualisée avec l’A2S, pour organiser
des ateliers et des réunions de travail. A ce jour aucune proposition
d’organisation de la mutualisation de cet espace n’a été faite
Cela réduit significativement l’espace pour tous les agents de l’A2S, pour
pouvoir travailler dans de bonnes conditions.
S’ajoute à cela un problème d’isolation phonique des bureaux. Nous pouvons
en effet suivre les entretiens des bureaux d’à côté. Le respect de la
confidentialité des entretiens avec les DE est mise à mal et, par la même
occasion, l’accord d’intégration à la CCN, du 18 juin 2010. Pour mémoire, le §
2 de l’Article 3 : Conditions d’exercice de la fonction de psychologue du travail
dit :
« Pôle emploi s’engage par ailleurs, dans les locaux où les agents
positionnés sur l’emploi de psychologue du travail exercent leur fonction,
à mettre à leur disposition des espaces aménagés permettant d’assurer
la confidentialité des entretiens d’orientation professionnelle des
demandeurs d’emploi vers la formation, dans le respect du code et de la
charte européenne des psychologues, du 1er juillet 1995.
Pôle emploi s’engage à faire respecter au sein des sites d’exercice de
l’emploi de psychologue du travail, les dispositions du code de
déontologie des psychologues, lequel s’appuie sur la charte européenne
du 1er juillet 1995. Dans ce cadre, il veille aux conditions matérielles et
d’organisation du travail adaptés »
Le manque d’espace ne permet pas de déployer normalement l’activité des
psychologues qui consiste, par définition, à mener des entretiens d’orientation
avec les DE. La pénurie de bureaux, engendrée par le non respect du projet initial de relogement impacte fortement cette activité. Lorsque nous sommes,
par exemple, en back office forcé pour du travail administratif, celui-ci est
empêché, fortement perturbée, car nous ne disposons pas de l’ensemble des
moyens de travail (dossiers des candidats, documentation personnelle,
certains outils…), qui se trouvent rangés dans un bureau déjà occupé par un
ou une collègue. Ces moyens de travail sont pourtant nécessaires pour rendre
le service au DE. De plus se loguer et se déloguer au tél, se connecter et se
déconnecter de l’ordinateur, à répétition, perturbe le lien avec les collègues à
l’accueil. Cela génère du stress pour chacun et des tensions au sein de
l’équipe !
Nous ne comprenons pas de quelle logique relève la solution « mutualisation
des bureaux » à laquelle nous somme invités par l’ELD. Il nous est conseillé
de prendre nos outils et notre documentation dans le « chien », expression
animalière pour consacrer le nomadisme dévastateur, identifié pourtant
comme source de risque grave pour la santé mentale et physique des salariés
du PE, particulièrement dans la dernière expertise sur les RPS en MidiPyrénées. Cependant dans Pôle Emploi 2015, c’est le pari de la confiance qui
est promu. Comment faire confiance lorsque les accords et les projets ne sont
pas respectés et quand les solutions proposées empêchent le travail ou
consacrent la souffrance au travail ? QUE CROIRE ET QUI CROIRE ?
Dans les faits, nos spécificités professionnelles et notre expertise ne sont pas
respectées. Nous revendiquons le droit d’exercer notre métier tout simplement,
avec des conditions permettant de le faire correctement. Tout cela est pour
nous source de stress de plus en plus aigu, générateur de souffrance au
travail et de risques pour notre santé mentale et physique. La surdité de
l’Etablissement n’est pas compatible avec la confiance et l’autonomie
affichées dans PE 2015. Cela nous interroge fortement, car comment
expliquer ce paradoxe invivable : PE se doit de prévenir les risques pour la
santé physique et mentale des salariés (cela relève de sa responsabilité
légale) et, en même temps, PE réunit toutes les conditions pour produire ces
mêmes risques. L’image qui nous vient à l’esprit est celle du pompier
pyromane.
Nous demandons que les accords soient respectés, que les projets soient mis
en application et que nos conditions de travail soient revues

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