Accueil > Revendications - propositions - actions > Amélioration de l’animation fonctionnelle : courrier du collectif EOS au (...)

Amélioration de l’animation fonctionnelle : courrier du collectif EOS au cabinet IDRH

jeudi 21 janvier 2016

A : IDRH
Cc :
Jean Bassères, DG
Jean-Yves Cribier, DGA-RH
Dominique Delaite, DGA-Directrice DSORE
Dominique Blondel, DGA-RS
Directrices-teurs régionales-aux
Correspondants régionaux orientation
Organisations syndicales

Bonjour,

Vous avez été mandaté par la direction générale de Pôle emploi / DSORE sur une mission d’expertise de recueil d’information sur l’amélioration de l’animation fonctionnelle des psychologues du travail, devant déboucher sur des recommandations.

Dans cette perspective, nous nous permettons de vous adresser ce mail en notre qualité de Collectif national des psychologues du travail de Pôle emploi afin de vous alerter sur un certain nombre de points :

Sur notre légitimité à vous interpeller :

Notre collectif, constitué d’une majorité significative de psychologues du travail de notre établissement, travaille depuis environ quatre ans sur des propositions concernant notre profession au sein de Pôle emploi. Pour illustrer notre représentativité que nous qualifions de « significative », nous vous précisons que nous avons réunis environ 80% de grévistes - psychologues de Pôle emploi - lors de notre dernier mouvement de grève, le 29 septembre dernier.

Sur l’objet de ce mail :

Nous souhaitons vous alerter sur les modalités de travail qui ont été envisagées avec votre cabinet par la direction générale et par les régions concernées, car nous déplorons le choix arbitraire et orienté des acteurs concernés par vos interviews et/ou tables rondes.

Tout d’abord, nous contestons la sur-représentativité des non-psychologues dans les personnes choisies par rapport aux psychologues, alors que l’objet même de votre mission concerne bien l’animation fonctionnelle desdits psychologues ! Et compte tenu des constats que nous faisons depuis 2010, nous ne doutons pas des divergences de vues entre psychologues et non-psychologues sur les besoins et modalités de cette animation fonctionnelle...

En outre, parmi les psychologues participants, il est à noter que pour au moins 2 régions sur 3, la majorité exerce cet emploi depuis peu (quelques mois à environ 2 ans) et/ou sont affectés pour la plupart d’entre eux en agence de proximité, où ils/elles travaillent de manière isolée (vs intégrés dans des collectifs de métier intitulés « équipes d’orientation spécialisée - EOS », au sein d’A2S) ; ce qui constitue tout de même une exception à ce jour...

Bien évidemment, nous ne contestons pas leur légitimité à s’exprimer sur le sujet. En revanche, nous contestons le fait de ne pas interviewer davantage de psychologues du travail ainsi que des psychologues plus anciens sur la fonction.

Enfin et afin de vous faire une idée plus précise sur notre exigence professionnelle et sur les actions que nous menons - dans le respect et le souci de cette exigence -, nous vous invitons à prendre connaissance des commentaires que nous formulons sur le compte rendu de la direction générale rédigé à l’issue de notre grève du 29/09/2015 et à consulter notre site, « pôle psycho ».

Convaincus que vous saurez garder votre indépendance dans votre analyse et vos recommandations (dont une pourrait être une exigence de probité, celle d’une mission plus approfondie vous permettant de rencontrer davantage de psychologues et dans un choix moins orienté des directions régionales de Pôle emploi), nous restons à votre disposition pour toute information complémentaire.

Cordialement.

3 Messages

  • Bonjour,
    J’ai donc été interviewé par le cabinet IDRH lundi 18/01.
    Rappel : le cabinet IDRH a été mandaté par la DG pour travailler sur des préco concernant l’animation fonctionnelle des psychos.
    Tout d’abord, le consultant m’a semblé à l’écoute.
    Ensuite, voici en gros ce qu’on lui a dit :
    · il n’y a pas d’animation fonctionnelle dans toutes les régions et pauvreté de cette animation fonctionnelle, sauf en PACA, même si c’est pas idéal
    · les psychos demandent à être entendus régionalement sur leurs besoins en animation fonctionnelle
    · les acteurs de l’animation fonctionnelle doivent être psychologues pour pouvoir animer techniquement / question de connaissance métier et de légitimité
    · modalités minimales de mise en œuvre :
    § réunion techniques géographiques : réunion mensuelles ou bi-mestrielles / DT / EOS
    § réunions thématiques régionales
    § séminaires annuel ou bi-annuel de tous les psychos de la région
    § réunions « à la demande » sur projets divers (mise en œuvre de prestations…)
    · il faut un portage institutionnel non équivoque et réel
    · la question des moyens humains (en volume) des correspondants régionaux orientation (CRO) est importante : ils ne peuvent être limité à 1 personne et doivent consacrer l’ensemble de leur activité à cette mission d’animation fonctionnelle
    · les CRO doivent pouvoir être accessible facilement (pas de filtres)
    · les CRO doivent être les hiérarchiques des psychologues (proposition de bc de psychos)
    · exemples de rôle / missions / activités des CRO :
    § veille sur la formation (besoins des psychos et offre du territoire)
    § infos de toute nature contribuant à aider l’activité des psychos
    § faire remonter des infos / propositions au DOF DG
    § personne ressource (sur le plan technique / méthodo / institutionnel, etc)
    § les CRO doivent être garant de la déontologie prof et des conditions d’exercice des psychologues = délivrance qualitative de l’offre de service
    § les CRO doivent être porteur de l’orientation généraliste et spécialisée (la DG doit s’atteler précisément à cette définition qui reste très pauvre à ce jour)
    § avoir un rôle dans l’intégration des nouveaux embauchés psychos
    § Toutefois, le niveau de responsabilité, les capacités de décisions ne sont pas clairs à ce jour. Ils doivent être précisés… et respectés.
    · l’animation fonctionnelle nationale des CRO est essentielle.
    · Elle doit favoriser les débats contradictoires
    · Les CRO devraient être consultés sur les choix méthodos du DOF (trop descendant à ce jour)
    · la notion d’équipe métier est essentielle ; le soutien social est aussi important : ça passe par un travail au quotidien entre pairs
    · Il faut conserver impérativement des temps d’échange entre psychologues : essentiel à leur activité, essentiel à leur niveau de responsabilité (cadres, sous réserve du respect de cette dimension)
    · Info sur l’existence du collectif psycho
    · Rappel sur leur mandat en lien avec la grève du 29/01 + rappel sur le nb de grévistes
    · Info plus générale sur la situation des psychos à Pôle emploi
    Je lui ai aussi fait part de mon avis sur une possible instrumentalisation de leur mission....
    A noter qu’il a évoqué l’idée d’un approfondissement de la mission (interviewer davantage de psychos) dans les recommandations qu’ils apporterons à la DG.
    A bientôt

  • Bonjour,
    Nous sommes 2 psychologues du travail au sein de l’EOS ........, C. B. et B. P. à avoir été interviewées dans le cadre de la mission « d’audit » réalisée par le cabinet IDRH le 18.01.2016.
    Il nous a semblé difficile de ne pas nous sentir concernées par les propos du collectif national des psychologues du travail ci-dessous :
    « En outre, parmi les psychologues participants, il est à noter que pour au moins 2 régions sur 3, la majorité exerce cet emploi depuis peu (quelques mois à environ 2 ans) et/ou sont affectés pour la plupart d’entre eux en agence de proximité, où ils/elles travaillent de manière isolée (vs intégrés dans des collectifs de métier intitulés « équipes d’orientation spécialisée - EOS », au sein d’A2S) ; ce qui constitue tout de même une exception à ce jour... »
    Ainsi, certains d’entre nous seraient plus psychologues que d’autres ou aurait une plus grande pertinence que les autres ?
    · En fonction de l’origine institutionnelle ? Externe pour Christine, ANPE pour Barbara
    · En fonction de la durée d’exercice à Pôle emploi ? Christine a été recrutée en mai 2014 et moi en août 2013
    · En fonction de l’expérience professionnelle sur le poste ? Nos recrutements ont été conditionnés par plusieurs années d’expérience sur la fonction en dehors de PE (orientation professionnelle, bilan de compétences, recrutement, etc…)
    · Ex-AFPA ou pas ex-AFPA ?
    Nous remercions néanmoins ce même collectif de nous attribuer généreusement une « légitimité à s’exprimer sur le sujet » mais ces propos nous questionnent sur la reconnaissance de notre existence et de nos compétences.
    A se demander si la nouvelle classification « mort née » ne vous donnerait pas raison et qu’il faudrait bien 3 ans pour prétendre être reconnu qualifié et obtenir ce fameux Coefficient 300 tant revendiqué par ailleurs (et à raison).
    Certes nous ne sommes pas forcément représentatives du collectif en tout cas pas de toutes les revendications, certains aspects et conséquences du transfert des psychologues de l’AFPA nous étant étrangers.
    Nous contestons les affirmations et les sous-entendus contenus dans ce message. En effet, nous sommes à même de défendre le statut, la position, l’organisation de travail, la déontologie de la profession puisque nous possédons le Titre de psychologue.
    Nous sommes suffisamment lucides et conscientes des difficultés et mises en danger de notre métier, notamment dans la perspective d’éclatement des EOS et d’isolement des psychologues sur les sites. Nous l’avons exprimé clairement lors de l’interview avec nos convictions et nos parcours respectifs et souhaitons vivement que ces propos soient rapportés et pris en compte.
    Il existe plusieurs manières d’agir et de réagir. Merci de votre tolérance aux DIFFERENCES.
    Nous laissons enfin aux auteurs de ce message la responsabilité de ses propos sur les éléments cités plus haut et les déductions que ne manqueront pas d’en faire les destinataires.
    Cordialement,

    • Tout d’abord merci pour votre mail et les précisions que vous apportez.
      Ensuite, il est important de vous préciser aussi que ce mail a été rédigé lors des dernières rencontres nationales des psychologues de Pôle emploi où sont présents, certes des psychos ex afpa, mais aussi des psychos ex conseillères-ers et des psychos recruté-e-s à l’externe.
      C’est donc bien pourquoi nous disons dans ce mail qu’il n’est bien sûr pas question de contester votre légitimité à vous exprimer (de quel droit d’ailleurs), mais que nous estimons juste que l’échantillonnage des interviewés est arbitraire et orienté et ce pour 2 raisons que je vous rappelle :
      - peu de psychos interviewés par rapport à d’autres fonctions
      - il y a davantage de psychos "récents" que de "vieux "psychos". Et ça ne veut pas dire que vous ne pouvez pas défendre la profession. Ce qui nous a frappé dans ces choix, c’est que dans 2 des 3 régions concernées, il y a eu ces choix orientés : pourquoi ? Cela nous questionne (sachez que d’après mes sources, la DG parlerait de "problèmes avec les psychos ex-afpa". Les écarte-t-on de certains dossiers ?). Et pour être plus clair dans mes propos, je rajouterai que s’il n’y avait pas eu de psychos "comme vous", cet échantillon aurait aussi été biaisé.
      A noter que déplorons aussi (et on a oublié de le dire) l’absence d’ATO sur ces interviews.
      En tout cas, je suis heureux de vous lire, de lire vos positions et j’espère qu’on aura l’occasion de vous lire davantage, voire de vous voir dans nos réunions nationales ou régionales.
      Et pour terminer, ce mail n’engage bien sur que moi (je l’ai écrit tout seul dans mon coin, sans en parler à quiconque). Il n’engage pas le collectif régional PACA, ni celui national. Et par ailleurs, comme je ne suis pas psychos de fonction, il engage encore moins les psychologues dans leur ensemble.
      Très cordialement.
      OP

| | Plan du site | mention légale | Suivre la vie du site RSS 2.0 SPIP