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L’AMOUR VACHE

mercredi 30 novembre 2016

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Pôle emploi : le conseil en évolution professionnelle entre dans une logique de construction avec le demandeur d’emploi

Mis en ligne le 14 octobre 2016 par Philippe Grandin

Dans le cadre d’une matinée d’échanges, jeudi 13 octobre, au sein des locaux de l’École 42, Jean Bassères, directeur général de Pôle emploi, a exposé sa conception du conseil en évolution professionnelle (CEP) dans la mesure où « la stratégie de Pôle emploi est en phase avec la logique du CEP ». « Nos conseillers faisaient déjà du CEP sans le savoir sauf qu’aujourd’hui, nous entrons dans une logique de construction avec les demandeurs d’emploi », a-t-il ajouté.
Dans un premier temps, Misoo Yoon, directrice générale adjointe en charge de l’offre de services de Pôle emploi, a précisé que « les besoins et les profils des demandeurs d’emploi sont de plus en plus diversifiés ». Leur niveau moyen de formation a d’ailleurs augmenté depuis 1996, avec 46 % d’entre eux ayant un niveau supérieur ou égal au bac (contre 29 % en 1996). En outre, la mobilité professionnelle est de plus en plus importante avec un tiers de demandeurs d’emploi (plutôt des personnes peu qualifiées) reprenant un emploi sur un métier différent de celui exercé avant sa période de chômage.
« Nous considérons que le CEP est au cœur de la stratégie de Pôle emploi », a insisté Jean Bassères. À ce titre, il doit permettre à un demandeur d’emploi de « comprendre le marché du travail, identifier ses forces et ses faiblesses, construire son projet professionnel, mobiliser la formation ou d’autres services de Pôle emploi, maîtriser les bonnes techniques de recherche d’emploi. » Cette ambition a débuté pour l’opérateur dès 2013 avec une « personnalisation du service » (montée en puissance du conseiller référent qui, via un système d’alerte, s’adapte à la situation du demandeur d’emploi en fin de droit, en fin de formation…). Elle s’est poursuivie sur plusieurs plans comme « l’internalisation de l’accompagnement renforcé ». « À l’époque, 125 000 personnes étaient accompagnées de manière intensive dont 100 000 par le secteur privé. Aujourd’hui, entre 500 000 et 600 000 personnes sont accompagnées en interne. Nous confions au secteur privé les personnes proches de l’emploi, via Activ’emploi, et nous enregistrons un taux de satisfaction de 62 % », a revendiqué Jean Bassères. Résultat : « 25 à 30 % de nos conseillers opèrent en accompagnement renforcé et ce n’est plus anecdotique. » Autre changement avec « le virage numérique » qui contribue au développement de deux modalités : le suivi et l’accompagnement (CEP) des demandeurs d’emploi. La « spécialisation des conseillers », « socle majeur de mise en place du CEP », a permis de dissocier conseil et contrôle, et de voir apparaître des conseillers « entreprises » et des conseillers « indemnisation/placement ».
Au sujet du « repositionnement des psychologues du travail », au nombre de 618 qui officient dans 99 agences de services spécialisées (A2S), Jean Bassères a commenté : « Nous pensons que les psychologues du travail seront plus efficaces au sein d’une agence de proximité malgré leur mécontentement dans la mesure où ils veulent préserver leur regroupement tout en exerçant une activité individuelle (voir notre article) . » « Nous souhaitons augmenter leur effectif et cette année, il s’agit de créer 150 postes par redéploiement interne. » L’objectif de Pôle emploi est de « doubler le nombre de psychologues, soit 600 postes supplémentaires d’ici 2018 ou 2019 ».

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