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Collectif national des Psychologues du travail de Pôle-Emploi

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Précisions sur l’éparpillement de l’EOS de Besançon

mardi 8 juillet 2014

Voici le récit de la désintégration de l’EOS de Besançon par les 3 collègues mutés autoritairement dans les agences.
Pour les soutenir, signez la pétition à destination des décideurs de Franche-Comté et de la DG

Bonjour,
La décision prise par la direction régionale Franche-comté sans concertation avec les IRP a été de « répartir » les 5 psychologues de l’EOS de Besançon sur 3 agences et laisser l’ATO au sein de l’A2S. Selon la version officielle de la direction, il s’agit de « soustraire les agents d’une situation vécue comme une source de souffrance ». Décision qui fait suite, en fait, à la demande d’une psychologue arrivée en janvier 2011 après le transfert (ex-anpe), d’être affectée en agence parce que ne « supportant plus de travailler avec certains psychologues au sein de l’A2S ». Une deuxième psychologue étant volontaire pour aller également en agence.
Une pseudo-étude orientée a été faite par la direction seule (un entretien individuel de chaque membre de l’équipe face à la DT et au DRH), et a conclu que la « situation héritée du transfert s’explique par des « inimitiés personnelles… » et « trois psychologues à la conception de leur métier en opposition à celle pratiquée par leurs deux confrères ». En résumé des divers retours faits par les représentants de la direction, ces trois psychos portent un trop grand attachement au code de déontologie…, entrainant des difficultés d’adaptation à Pôle emploi, et jugé excluant par les deux autres psychos.
Dans les faits depuis le 1er juillet, malgré notre demande de continuer à exercer au sein de l’A2S, tout en respectant celle de nos collègues d’aller en agence, l’éclatement du collectif de travail se traduit par :
- de l’isolement professionnel et plus particulièrement pour une des trois psychos qui se retrouve seule en agence,
- la remise en cause des conditions d’exercice du psychologue (incapacité à assurer le secret professionnel car aucune isolation phonique des bureaux…)
- l’accueil des demandeurs dans leur agence de rattachement alors que l’A2S permettait de proposer un lieu décentré et neutre favorisant l’alliance de travail…
Notre constat (les « fameux » 3 psychos trop attachés au code mais également d’autres collègues PE de toutes catégories professionnelles, notamment de nombreux conseillers en agence) est que cette décision est, en fait, la réponse aux souhaits exprimés depuis longtemps par les directions d’avoir des psychologues au sein de leur propre agence, à leurs mains ; depuis le transfert nous avons toujours présenté face à cette volonté, nos arguments (partagés par de nombreux collègues des EOS au niveau national) liés à la nature même de nos activités, à la qualité de service que nous voulons préserver pour les demandeurs d’emploi et au maintien de notre identité professionnelle.
Mais là, prétextant une « crise » au sein de l’équipe bisontine, le second transfert s’est opéré (ce terme ayant été utilisé par notre hiérarchique) avec la passivité déconcertante des IRP (CHSCT en tête, qui malgré nos sollicitations et le dépôt d’une alerte sur le registre de sécurité n’a pas daigné diligenter une enquête objective…). Nous avons sollicité la médecine et l’inspection du travail…nous espérons des suites mais sommes pessimistes sur les résultats à en attendre.
Merci pour votre soutien qui nous aide à tenir malgré les circonstances.

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