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Collectif national des Psychologues du travail de Pôle-Emploi

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Collectif national des psychologues de PE - groupe "structuration EOS"

dimanche 21 juillet 2013

Les 19 et 20 juin 2013 le collectif a travaillé sur la mise ne place de revendications communes. Voici la production du groupe qui a travaillé sur les conditions d’exercice, la structuration des EOS, l’organisation du travail, la complémentarité ATO / psychologues...
Comme pour les autres productions ce texte est à soumis à la relecture des collègues des EOS avant sans doute approbation définitive lors de notre prochaine rencontre nationale les 17 et 18 octobre prochains.

Conditions d’exercice de la psychologie du travail à Pôle Emploi, organisation et structuration des équipes d’orientation spécialisées, évolution professionnelle.

Dans l’accord du 18/06/10, article 3, Pôle Emploi s’est engagé sur les « conditions d’exercice de la fonction de psychologue du travail » :
● PE reconnaît qu’en interne les psychologues du travail « sont régis par le code de déontologie »
● PE « s’engage…à mettre à leur disposition des espaces aménagés permettant d’assurer la confidentialité des entretiens d’orientation professionnelle… »
● « Pôle Emploi…veilles aux conditions matérielles et d’organisations du travail adaptées »
De fait nous exigeons que la Direction Générale de Pôle Emploi respecte ses engagements, que notre cœur de métier soit reconnu, et que Pôle Emploi nous donne les moyens adéquats et réels pour exercer nos missions de réalisation de diagnostic approfondi, de conseil et d’accompagnement au projet (cf. la fiche métier « Psychologue du travail » de la filière relation de service).

Nous exigeons également que les Directions Générales et Régionales nous donne les moyens d’accomplir, de manière professionnelle, nos activités d’orientation spécialisée. Pour ce faire, nous leur demandons expressément de prendre en considération les points ci-dessous.

I- ORGANISATION DES EOS.

Comme l’indique l’article 3 du Chapitre I du Titre II du code de déontologie des psychologues, « La mission fondamentale du psychologue est de faire reconnaître et respecter la personne dans sa dimension psychique. Son activité porte sur la composante psychique des individus, considérés isolément ou collectivement ».
L’appréhension de cette « composante psychique des individus » implique en effet la connaissance et la prise en compte d’éléments confidentiels.
Dans le cadre de notre pratique de psychologue du travail, notre fonction est d’amener la personne à clarifier ses préoccupations, ses attirances, ses appréhensions, ses motivations, à mettre des mots sur ses ressentis, pour les organiser et leur donner du sens ; lui permettre de mieux apprécier le degré de convergence entre ce qu’elle demande et ce qu’elle souhaite profondément. Cette approche de la sphère personnelle s’exerce dans un contexte qui favorise un retour sur soi authentique (d’où l’importance fondamentale du respect de la confidentialité, de l’absence de jugement et de disposer d’un environnement de travail calme et sécurisant qui permette de se dégager de la pression de la réalité présente).
Par ailleurs, ces éléments confidentiels recueillis sont inscrits dans un dossier papier qui constitue un document de travail à part entière dans notre pratique de psychologue. Dans cette approche éthique et déontologique, nous attendons que Pôle Emploi sécurise l’accès à ce support de travail classé « confidentiel ».

Ainsi, notre pratique professionnelle de l’écoute nécessite de pouvoir nous rendre totalement disponible au bénéficiaire.

Notre activité de conseil exige que l’on puisse s’ajuster à la demande et aux besoins de nos bénéficiaires ; elle nécessite que nous puissions faire preuve d’autonomie et de souplesse dans la gestion de nos plannings : c’est le psychologue seul qui doit être maître de la gestion de son planning.
L’autonomie dans notre travail passe, également, par « l’assouplissement » de l’applicatif informatique.

Nous demandons donc le rétablissement et le maintien de la polyvalence et de la complémentarité au sein des EOS par un personnel d’appui administratif et technique spécifique à l’orientation, totalement intégré aux EOS et qui assure les tâches indispensables au maintien de la qualité du service dû aux personnes reçues.
Cette fonction d’appui administratif dédiée, et compétent, à l’EOS doit permettre d’assurer les tâches suivantes :
● Accueil et informations spécifiques (le 1er accueil du public en agence EOS n’entre pas dans les missions des psychologues, Cf. fiche métier « Psychologue du travail »)
● Assurer l’interface avec les DE, de filtrer les appels, prendre les messages…afin que le psychologue puisse apporter une qualité de service identique à chaque bénéficiaire.
● MDPH : préparation des réunions et recueil des dossiers devant être présentés en Equipe Pluridisciplinaire d’Evaluation, regroupement des informations, documentation…
● Sécurisation des entrées en formation – veille sur le suivi, la réussite des stagiaires aux examens
● Traitement des conventions (ex : AIF, DIF…)
● Veille documentaire, préparation et participation aux événements, salons…

II- STRUCTURATION DES EQUIPES.

Nous demandons :
● que soit instaurée une véritable animation technique régionale des psychologues du travail avec un Chargé Régional d’Orientation qui soit seul décisionnaire sur les aspects techniques de notre métier : organisation de la veille technique, réunions techniques régionales, animation de groupes de travail…
● une représentation des EOS dans les instances externes (Conseil Régional, DIRECCTE…)

Par extension, nous demandons également que soient rétablis les échanges et le travail d’équipe, avec des équipes suffisamment conséquentes pour assurer l’ensemble des activités. Que des regroupements réguliers soient rendus possibles entre EOS d’une même Région.

III- MAINTIEN ET DEVELOPPEMENT DES COMPETENCES.

Nous faisons le constat que, depuis notre transfert, les Directions de Pôle Emploi n’ont rien prévu sur le développement de nos compétences sur des champs tels que les théories de l’orientation et la psychologie de l’orientation. Il existe même des Régions où des demandes de DIF ont été refusées alors qu’elles concernaient des thématiques liées à l’exercice de la psychologie de l’orientation.

Nous rappelons à notre employeur les éléments suivants :
● Article 2 du Titre I du code de déontologie des psychologues : « Le psychologue tient ses compétences de connaissances théoriques régulièrement mises à jour, d’une formation continue et d’une formation à discerner son implication personnelles dans la compréhension d’autrui ».
● Article 5 du Titre I du code de déontologie des psychologues : « Les modes d’intervention choisis par le psychologues doivent pouvoir faire l’objet d’une explication raisonnée de leurs fondements théoriques et de leur construction. Toute évaluation ou tout résultat doit pouvoir faire l’objet d’un débat contradictoire des professionnels entre eux ».
● Fiche « psychologue du travail » Filière Relation de Services, extraits de la rubrique « Compétences » : « Savoir mobiliser et actualiser ses connaissances réglementaires en lien avec ses activités », « Capacité à actualiser ses connaissances, à exercer une veille informative ».

Au regard de ses éléments nous exigeons, encore une fois, que notre employeur tienne ses engagements, et que ceux-ci soient déclinés de manière équitable au sein des diverses Régions.
Concernant cette thématique du maintien des compétences nous faisons, plus globalement les remarques suivantes :
● DIF : que les demandes, liées aux activités de l’exercice de la psychologie, soient soumises à l’avis/ à l’examen / à l’arbitrage des CRO.
● Quid du plan de formation des CIDC : quelle est la concertation réelle avec les personnels psychologues et leurs véritables attentes ?
● Quid du plan de formation hors CIDC ? Ex : possibilité de participer à des colloques, des séminaires, sur des thématiques de la psychologie…
● Quid de la prise en compte des ressources/compétences/connaissances sur des champs spécifiques des pratiques en psychologie, développées par certains psychologues ? Ceux-ci ne pourraient-ils pas former leurs collègues ?

IV- MAINTIEN DU POUVOIR D’ACHAT ET DEVELOPPEMENT DE CARRIERES

Depuis plus de 3 ans, aucune évolution de salaire n’a été appliquée. Par ailleurs, il n’existe aucune lisibilité sur les évolutions de carrière possibles pour les psychologues du travail. Nous souhaitons que Pôle Emploi remédie à cette situation dommageable sur différents points du fait, notamment, d’un sentiment de non reconnaissance professionnelle et de non intégration dans la politique des ressources humaines.

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