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Collectif national des Psychologues du travail de Pôle-Emploi

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Compte-rendu du collectif EOS IDF du 30 mars 2015

mardi 14 avril 2015

Esquisse de Compte-rendu du Collectif Régional EOS d’Ile de France réuni le lundi 30 mars 2015
36 psychologues présent-e-s représentant 14 EOS sur 16.
Avec la mise en place prochaine du CEP, la situation est devenue pour beaucoup d’entre nous plus complexe car ce dispositif est propice à l’exercice de notre métier mais sa mise en œuvre à PE risque d’être difficilement compatible avec notre déontologie.
Entre « jouer perso » et repli sectaire nous avons à nouveau cherché à montrer l’utilité du Collectif, en partant de quelques points d’appui fondamentaux :
o De nombreux écrits (Rhône Alpes, Picardie,…) soulignent le bien-fondé d’un travail en équipe ayant une hiérarchie distincte et unique , même si celui-ci n’empêche pas des « incursions » dans des agences ;
o Notre soutien massif (68 psychologues signataires) à la pétition exigeant des bureaux fermés, dédiés et insonorisés ;
o Faire enfin admettre que notre activité implique de reconnaître que nous travaillons avec la dimension psychique et sur la relation subjective de la personne au travail ou à l’absence de celui-ci ;
o D’avoir la possibilité de contractualiser nos interventions en obtenant le consentement des personnes (volontariat, non menace de radiation…) en respectant scrupuleusement la confidentialité et en toute impartialité ;
o D’avoir le temps d’analyser une demande et d’être en mesure de la traiter (cf. amplitude des prestations) ;
o D’avoir la possibilité de nous former professionnellement que ce soit sur les outils, la méthodologie, les ancrages théoriques…
Nous devrions être nombreuses et nombreux à nous appuyer sur ces principes car :
 Quid de la confusion entretenue entre le positionnement professionnel d’un conseiller référent & de prestataires externes (BAC+2…) avec les psychos ? (cf. réponse du DR au CE de janvier : « un psychologue qui prendra en charge un CEP ne sera pas dans son travail classique habituel »… Comprend qui peut !)
 Que signifierait l’attribution d’un portefeuille (gestion complète du profil, des mesures, du suivi de l’indem voire de la GL, des montages financiers…) avec pour conséquence une augmentation massive du temps administratif au détriment du temps psy réellement consacré aux personnes ;
 Peut-on se positionner uniquement sur Activ’Projet dont nous demandons l’élargissement de l’amplitude (entre 6 et 16 semaines car non renouvelable) ou en suivi délégué ?
 Quid d’un choix d’outils variés et de méthodes différentes dans le cadre des 16 fiches techniques ? (cf. formation Explorama « réservée »).
Dans la poursuite des interventions, des collègues présentes au groupe de travail du 9 mars sur le CEP comme celles et ceux qui se sont (trouvé-es) impliqué-es dans des groupes de « travail » autour de la question d’une articulation entre Conseillers et Psychos ont permis d’enrichir nos débats et de souligner la cohésion du Collectif puisqu’aucune voix dissonante ne s’y est exprimée.
Ce qui ressort des débats du matin est que la confusion règne autour d’un rôle de psycho qui serait formateur des Conseillers, qui serait ex-nihilo régulateur de groupe ou qui se situerait dans la complémentarité d’une collaboration avec les conseillers. Nous devons être vigilants sur la réalité de la mission que nous donne l’Institution dans le cadre nouveau du CEP – qui encore une fois ne peut être une prestation PE - et son adéquation avec tous les termes de notre déontologie.
Nous aurons à interpeller les Instances du personnel, l’inspection du travail sur les modifications éventuelles de nos organisations du travail (éventuel éclatement des équipes, locaux, contenus de travail…) ainsi que sur l’absence massive de gratification professionnelle pour un très grand nombre d’entre nous sur des prétextes fallacieux.
Ces thèmes ont été repris dans 4 ateliers l’après midi dont les objets se recoupent évidemment :
 Développer un argumentaire pour l’Inspection du travail
-  Nécessité d’articuler les textes (motifs du transfert des psy de l’afpa ; code intégré à la CCN ; accord d’intégration…) avec les axes de travail actuels et futurs (neutralité, radiation…) ;
-  La question des augmentations individuelles ;
-  Le risque d’éclatement en agences (rapport Secafi/Chsct IdF ; motion Rhône-Alpes ; C-R Picardie ; intervention en Aquitaine…) ;
-  Inexistence d’un plan de formation.

 Eclatement des A2S
-  Incidence sur d’éventuels RPS (cf. Secafi et différentes recherches d’auteurs) ;
-  S’appuyer sur les écrits existants (Rhône-Alpes / Picardie…) et sur des réalités différentes (Franche-Comté / Poitou-Charentes) ;
-  Laisser des traces auprès des Organisations syndicales.

 Quel rôle pour les psychos dans la montée en compétences des conseillers
-  il apparaît indispensable de lister les actes métiers sur lesquels nous ne pouvons pas aller (déontologiquement) ;
-  sortir de la confusion : former les conseillers/animer des groupes d’échanges de pratiques. Avec quelle mission inscrite dans nos fiches de poste ? Volontaire ? …

 Echanges de pratiques c’est quoi ?
-  Nécessité à nouveau de sortir de la confusion entretenue (définir un cadre d’intervention qui soit compatible avec notre métier et sa reconnaissance institutionnelle). Interpeller C. Rubio.
Décisions
Un texte doit être rédigé suite au groupe de travail sur le CEP
Un autre texte doit être produit pour interpeller l’Inspection du travail.
Le Collectif présent a décidé de confier à Delphine A, Marie-Jo C et Monique M, notre organisation dans le cadre d’un comité « tournant ».
La mise en place de « relais » dans les départements serait facilitatrice.
Le prochain collectif a été fixé au 8 octobre en sachant que des rencontres nationales ont lieu début juin.

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