Pôle
Psycho
Collectif national des Psychologues du travail de Pôle-Emploi

Accueil > Expressions syndicales, politiques... sur le travail, l’emploi, (...) > Quelques archives > AG autres régions > Compte-rendu de la réunion du COLLECTIF EOS d’Ile de France – Mardi 14 octobre (...)

Compte-rendu de la réunion du COLLECTIF EOS d’Ile de France – Mardi 14 octobre 2014

lundi 27 octobre 2014

COMPTE-RENDU de la réunion du COLLECTIF EOS d’Ile de France – Mardi 14 octobre 2014
38 présent-e-s + 9 collègues qui se sont manifestées sans pouvoir y participer
13 EOS représentées (+ 2 « excusées ») sur 16 EOS


Après un bref rappel des questions posées dans les 2 courriers à Pascale RICHARD suite au Collectif de mars, des collègues nous informent que le départ de celle-ci est acté depuis le 1er octobre et que si le poste porte la nécessité d’un profil de psychologue et d’une expérience d’encadrement, le 1er tour des candidatures (2) n’a pas permis de le pourvoir.
La question reste donc ouverte à propos de notre prochain-e interlocutrice/teur ; quelle sera la marge de manœuvre qu’il/elle souhaitera / pourra prendre ? Qui porte concrètement la politique régionale de l’Orientation si tant est que celle-ci soit portée… ?
Thèmes abordés tout au long de la journée :
De la place de l’Orientation à PE
Les écarts entre les discours sur l’Orientation - qui seraient au cœur de tous les métiers de PE (en relation avec les publics NDLR) - et à la fois les réalités de travail des conseiller-es, de l’intérêt « poli » qu’y porte les directions locales, le temps à y consacrer sur tous les terrains,… justifient quelques questions si ce ne sont quelques inquiétudes sur l’avenir d’un réel travail de psy à PE qui ne soit pas pris dans une certaine confusion de l’indifférenciation entre différents métiers. Encore une fois, il faut souligner qu’avoir de la psychologie n’est pas être psychologue. Faire quelque chose de la parole d’autrui, et quelque chose d’utile pour la personne, n’est pas seulement lui laisser déverser ses états d’âme !
La représentation que PE semble faire prévaloir de l’Orientation ressemble davantage à un pilotage en termes de panneaux indicateurs avec apprentissage des prétendues bonnes manières à se repérer dans le monde incertain du marché du travail que de l’aide à repérer les fondamentaux d’une identité professionnelle qui permettent de trouver sa place dans ce même monde.
La chaise vide des responsables de PE aux journées nationales de la FAGERH de la semaine passée est soulignée comme ayant été particulièrement pesante par les collègues qui y ont participé et révélatrice de l’intérêt que PE porte au chantier MDPH alors même que la place est fortement convoitée particulièrement par les Cap-Emploi et alors que les CRP sont bousculés. Les disparités qui existent entre chacun des départements concernés est consternante : signature de convention ici et pas là, temps imparti, volume, engagement dans une relation d’institution à institution, formation « sur le tas » des collègues sur l’activité spécifique, répartition de la charge de travail sur l’ensemble d’une équipe ou sur une seule collègue,…
Il nous a donc semblé nécessaire de mettre en place un groupe de travail réunissant au moins 1 membre de chaque EOS travaillant avec la MDPH de son département : 3 dates de réunion sont proposées (au choix fin novembre et début décembre) pour faire un état des lieux des relations et fonctionnements ainsi que pour faire un point sur les prestations et les relations avec les partenaires.
La mise en concurrence de prestataires que ce soit dans le cadre des MDPH, dans celui des autres prestations de l’ODSO ou dans le futur CEP pose question. D’autant plus que l’on ne sait toujours pas quelles conséquences aura la mise en place du SPRO et de comment PE compte y être actif.
La mise en place du CEP et de la prestation Activ’Projet a fait l’objet d’échanges à partir de ce qui est connu des cahiers des charges et autres documents officiels.
Si l’interrogation est forte autour de l’appellation « Conseiller en Evolution Professionnelle » et de la place, en complémentarité avec d’autres professionnels, des psychologues du travail PE et de la psychologie dans le cadre d’un positionnement dans une ou plusieurs des 3 phases du dispositif, plusieurs autres questions s’imposent :
• Quelle articulation entre le CEP et Activ’Projet et de leurs mises en œuvre ?
• Qui préconisera telle ou telle entrée dans la prestation ou le dispositif ?
• Quelle existence pour d’autres prestations psy (RGC,…)
• Les 3 entretiens prévus dans le CEP (de combien de temps ?) rendent-ils possible un travail d’élaboration d’un projet réaliste, d’aide à l’autonomisation comme le recommande le cahier des charges ?
• Quelle prise en compte de la temporalité des temps psychiques pour favoriser une réelle confrontation au réel ?
Nous pensons qu’il convient d’alerter très rapidement notre DR en proposant la constitution d’un groupe de travail s’appuyant sur une réflexion qui aura préalablement eu lieu dans chaque EOS (sur temps de veille ?) pour être force de propositions en termes de contenu de prestation et d’intervention. A défaut nous convenons de produire ce travail grâce à un Collectif de collègues qui se réuniront sur du temps CFS dans la 1ère quinzaine de décembre.
L’avenir des A2S et donc des EOS
Il semble que dans quelques régions la question de l’implantation de psychos dans des agences locales se pose. Le questionnaire EOS/MRS qui vous a été adressé il y a quelques semaines pointe cette réalité d’ici ou là. A côté de la disparition des équipes CVE et le repli de l’ANI Jeunes dans les agences, il est vrai que l’on peut se demander quel avenir ont les A2S (avenir « commercial » ??).
Si cette préoccupation ne paraît pas aujourd’hui centrale en IdF, il nous semble nécessaire de rester vigilant car la disparition d’un travail d’équipe psy risquerait d’entraîner aussi la disparition pure et simple du travail de psy.
Les contenus de prestations
La question de l’instrumentation se pose toujours que ce soit sur le pronostic d’adaptation en formation que permettent des batteries utilisées à PE (GAT) ou ailleurs (NV7) que ce soit sur l’utilité que PE porte à cette caractéristique de notre travail (utiliser des tests d’efficience) en fonction des évolutions envisagées par la DG.
Au sein du Collectif, il semble y avoir consensus sur l’inadaptation de l’amplitude inscrite dans le cahier des charges de la plupart des presta de l’ODSO. Encore une fois, l’écart se creuse entre un prescrit et la réalité du travail au quotidien.
Par ailleurs, des équipes sont sollicitées pour effectuer les entretiens Rebond. Si les avis pour s’engager dans cette prestation divergent, c’est surtout parce qu’il convient de prendre des garanties quant aux conditions à poser pour rendre notre travail efficace grâce à un maillage avec les équipes de terrain. Qu’en pensent les équipes MRS ? Les DE seront-ils volontaires ? Seront-ils avertis des objectifs et donc des limites de l’entretien proposé ?...
Des sollicitations se retrouvent aussi pour devenir correspondant AFC. Les collègues qui y ont participé soulignent que ce travail peut avoir de l’intérêt à condition de ne pas avoir en charge toute la partie administrative, extrêmement lourde.
Volumétrie – EPA – Rémunération – Classification
Des positions hiérarchiques différentes se constatent à propos de la volumétrie notamment lors de EPA alors qu’aucun chiffrage individuel ne peut être ni mentionné et encore moins exigé.
Des discussions ont porté sur l’augmentation de nos rémunérations depuis 4 ½ ans ; alors qu’aucune proposition d’élargir nos activités, la justification de la DRH pour ne pas avoir augmenté certain-e-s collègues portent justement sur le fait d’être « limité » aux activités de leurs coefficient ! Il nous a semblé utile pour pouvoir nous appuyer sur des données tangibles qu’un état des lieux exhaustif non nominatif des primes octroyées et des changements de coefficient obtenu permettrait de nous rendre compte s’il y a, ou non, discrimination des psy.
La classification proposée à l’heure actuelle par la DG positionne l’ensemble des psychos dans une tranche assez étroite (G) sans véritable possibilité d’évolution de carrière en tant que psy et donc avec une progression de salaire extrêmement limitée.
Formation
Si un léger progrès a pu être constaté sur l’acceptation de certains DIF ainsi que sur la formation interne (analyse de pratiques, temps de veille,…), par contre un plan de formation de l’entreprise destiné au psy n’existe toujours pas.
Dans le cadre du temps de la veille professionnelle, à la demande de collègues, Elisabeth Claude, documentaliste retraitée est venue nous apporter quelques infos sur de prochaines initiatives comme la journée du Carif du 3 novembre, un Colloque à l’Inétop (27&28/11) et une initiative avec Josette Zarka le 24/11.
Cependant, depuis 4 ½ ans aucun temps collectif de réflexion sur les contenus de notre travail n’a été proposé régionalement. Ce n’est, et bien souvent de par l’insistance des collègues, que dans des équipes, des temps d’études de cas ont lieu. Or, cette nécessité de travailler en réseau de professionnels, si elle n’est pas prise en compte par l’Institution, elle se construit en dehors. C’est pourquoi il nous semble important de rappeler que ces journées d’échanges que nous avons grâce à un Congé de Formation Syndicale (CFS) sont d’autant plus indispensables que notre métier – tout individuel qu’il est - nécessite des temps d’échanges qui ne soient pas qu’informels (couloirs déjeuners…). Cela met l’accent sur l’importance de maintenir le lien entre nous tous et de mettre en place les conditions pour continuer à coordonner le Collectif.
Toutes ces questions seront portées aux Rencontres nationales de novembre

Autres points évoqués :
 La question de la cagnotte que nous avons constituée peut-elle servir à financer des collègues hors IdF (en l’occurrence de Corse), en difficulté sur leur site, à se déplacer sur Paris pour assister au collectif national ? Avis partagés du fait que nous ne pouvons pas exclure avoir besoin de financer des actions propres à l’Ile-de France mais que si les collègues n’ont aucune autre solution (appel à leurs collègues de région, à leurs organisations syndicales éventuelles notamment) nous pourrions plafonner une participation.
 La question de la coordination du collectif : comment l’organiser dès l’année prochaine ?

∞∞∞∞∞

Notre prochain Collectif régional se tiendra à Paris le jeudi 19 mars 2015.

Rappel :
les Rencontres Nationale se tiennent à la Bourse du Travail les 17 & 18 novembre

| | Plan du site | mention légale | Suivre la vie du site RSS 2.0 SPIP